La responsabilité sociale des entreprises comme outil stratégique
D'après une nouvelle étude de KPMG, le reporting en matière d'environnement, d'impact social et de gouvernance a le vent en poupe parmi les plus grandes entreprises du monde. En Suisse, des différences importantes existent toujours entre les grandes entreprises et les PME.
Des améliorations peuvent encore être apportées; en effet, 40 pour-cent des entreprises du
Global 250 et 55pour-cent des 100 plus grandes entreprises dans 22 pays n'intègrent aucune
information relative à l'environnement, l'impact social et la gouvernance dans leur rapport annuel,
éludant entre autres la question des risques menaçant la chaîne d'approvisionnement ou du
changement climatique.
«C'est quelque peu surprenant car les entreprises ont saisi la valeur commerciale que représente le
développement durable et il est de plus en plus manifeste qu'une activité menée de manière
responsable permet de générer de la valeur pour les actionnaires», déclare M. Bibawi. «La logique
voudrait que des moyens de communication tels que le rapport annuel ou l'assemblée générale
annuelle soient utilisés pour évoquer la performance des critères ESG avec les actionnaires».
L'étude permet également de suivre l'utilisation de la certification en matière de reporting ESG.
Le nombre d'entreprises recourant à la certification officielle a nettement augmenté cette année: il
atteint désormais 40pour-cent alors que les versions 2002 et 2005 de l'étude avaient relevé un
taux constant de 30pour-cent; les grandes sociétés d'audit possèdent les parts de marché les plus
importantes concernant les services de certification. L'amélioration de la qualité de l'information
fournie et le renforcement de la crédibilité aux yeux des principales parties prenantes sont les
deux principaux facteurs de certification cités par les entreprises dans le cadre de cette étude.
Celle-ci a par ailleurs révélé que le recours à des normes pour la certification est en augmentation,
de même que le recours à des normes pour le reporting; les Lignes directrices pour le reporting
développement durable du GRI (Global Reporting Initiative) sont ainsi utilisées aujourd'hui par
presque toutes les entreprises figurant sur la liste Global 250 pour le reporting en matière
d'environnement et de gouvernance d'entreprise.
Dans l'ensemble, l'étude a montré que les entreprises tendent à adopter une approche plus
stratégique de la gestion et du reporting ESG et les pratiques semblent évoluer. «Nous réalisons
cette étude internationale tous les trois ans car nous pensons que le reporting en matière
d'environnement et de gouvernance d'entreprise est loin d'être inutile et qu'il s'ancrera dans nos
pratiques», explique M. Bibawi. «Au cours des mois et des années à venir, nous allons nous
efforcer de bâtir et rebâtir un système économique international plus stable. Une plus grande
transparence ainsi qu'une responsabilisation accrue deviendront extrêmement précieuses pour les
investisseurs, les clients et les cadres supérieurs, de même que les informations concernant
Zurich, le 27 octobre 2008
